Archive | août, 2013

Paré pour la vie coréenne!

30 Août

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1ère tisane dans ma new tasse 😀

Encore réveillée à 4h du matin. Quand je me réveille au milieu de la nuit, j’ai toujours une sorte de nœud au creux de l’estomac. J’aimerais être ailleurs, loin d’ici et je me sens étouffée par le plafond trop proche de moi. Finalement je me suis recouchée à 6h du matin. Je me suis réveillé à nouveau à 11h30… juste assez pour me doucher et déjeuner ! L’horreur.C’est difficile d’échanger uniquement en anglais 3 jours de suite et aujourd’hui j’ai vraiment du mal. Je n’y arrive pas, je bloque et rien n’y fait, je désespère. Je devrais aller voir Jenna pour discuter de mon alien card avec elle mais déjà que d’ordinaire elle ne me comprend pas, autant ne pas essayer aujourd’hui. J’irais demain sans doute. Après le déjeuner, Kumar propose un café indien. J’accepte, j’ai décidé de ne pas dire non cette semaine.

Nous voilà au 3ème étage avec Shakespeare et Juliana qui ne tarde pas à nous abandonner pour rejoindre une Sest qui revient de vacances. Avec les garçons, nous discutons à propos de la différence de culture entre Inde et France… J’arrive à comprendre et à m’exprimer avec difficulté mais ils savent être encourageant. Shakespeare me propose de m’emmener m’acheter une T-money card, une carte pour les transports dans Séoul, mais Juliana passant par là, m’offre une des siennes, je vais tout de même la recharger avec les garçons. Kumar propose que nous allions faire un rapide tour vers la montagne pour voir le temple bouddhiste. C’est la première fois que j’en vois un… Il est impressionnant et super silencieux, ça fait presque du bien.

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La fameuse t-money card, très pratique!

Je rencontre Lenta au diner, Lenta est indonésienne et était en vacances dans son pays pour l’été. Après le repas, je pars avec Kumar et Juliet en direction de Su-Yu station pour voir comment joindre le métro. J’ai retenu la route qui consiste à traverser et attraper le bus 151 pour arriver à Su-Yu station… les coréens aiment la randonné et n’hésite pas à partir en promenade dès un petit temps libre MAIS ils prennent systématiquement le bus ou le métro lorsqu’ils doivent se déplacer, même si Su-Yu n’est qu’à vingt minutes à pied. Sur place nous faisons du shopping… Ce soir est ma première fois dans Séoul, mon premier shopping et mon premier dessert « français » à paris baguette car disons-le nous, paris baguette n’a de français que le nom !

J’ai acheté pleins de trucs de « survie » comme un oreiller et son affreuse housse plus kistch tu meurs… une gourde, une tasse, un couteau (pratique pour couper les petits melon jaune acheté la veille…) des sandales en plastiques hideuse mais bien pratique pour aller dans la salle de bain, des cahiers pour mes cours et une boite en plastique pour y mettre mes produits de douche pour éviter de tout trimballer et de tout inonder… Tous en ont ici et Kumar m’a même demandé après l’avoir acheté si j’avais pensé à « a shower box ». Bref, j’ai la panoplie complète pour vivre en tant qu’étudiante ici !

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Kit de survie d’un étudiant coréen 😀

A paris baguette, j’ai testé le cheesecake, vraiment pas mal mais un peu couteux… Je n’ai pas osé prendre leur spécialité… le camembert cheesecake aux fruits. Et chose très cohérente : Nous avons pris un autre bus à un autre endroit pour rentrer… de quoi bien me perdre ! On prend le 151 pour venir et on repart avec le 2 ! La différence ? Le 2 est plus petit, plus proche d’où on était et moins couteux que le premier 750won contre 1050. Ici quand on monte dans le bus on passe sa T money au début et on la repasse en descendant… sinon l’argent continue de partir de ton compte… A ne pas oublier donc !

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Cheesecake not so french 😉

La soirée s’est bien passé et Kumar nous offre une glace au melon pour terminer avant que chacun rentre dans sa chambre pour finir la soirée et il n’est que… 21h ! Peut-être que les coréens se couchent tôt, mais ça m’étonne beaucoup… Les soirées sont définitivement très longue. J’ai hâte que ma coloc arrive, pour que je vois ce qu’elle fait le soir et peut-être réussir à me plier à son rythme plutôt que le mien qui consiste à se coucher à 2h pour ne pas se réveiller à 4 !

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… Des rencontres!

30 Août

Mon réveil à sonné je l’ai éteins et me suis rendormi, pas envie de me lever et j’ai donc raté le petit déjeuner. Je me suis péniblement levé à 11h après qu’un homme parle dans le haut parleur qui est installé dans chaque chambre… Ainsi toutes les annonces passent dans toutes les chambres, pratique certes, sauf si vous ne comprenez pas un traitre mot de ce qui a été dit et qu’il n’y a personne pour traduire… J’ai ensuite pris une bonne douche dans les douches coréennes ( j’y reviendrais)… puis je me suis connectée sur internet… Pas vraiment grand chose à faire… Ma sortie de la veille m’a laissé un goût de méfiance envers la ville et je n’ose pas trop sortir de ma chambre de peur de croiser des gens mangeurs de français… Mais bon, il est midi, l’heure du repas à sonné et je n’ai dans l’estomac depuis 24h qu’un peu de rice porridge, 4 tteokbokis et la demi plaquette de chocolat… Je n’ai pas plus faim mais si je ne veux pas frôler l’inanition, je ferais mieux de partir à la recherche de cette fameuse cafétéria… La cafétéria est bien le bâtiment que j’avais vu la veille, sauf que je suis descendu alors qu’il faut juste passer sur le côté… En bas c’est un restaurant lambda un peu chic, en haut là où mangent les étudiants avec une ambiance moins chic mais très coréenne… autrement dit, on pourrait presque manger par terre !

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La porte avec le système de fermeture (j’en reparlerais surement)
et le boitier au dessus qui est un bon réveil matin

Sur place, une femme s’approche de moi, elle me pose des questions, elle a entendu parler de moi et elle est très heureuse de pouvoir me rencontrer. Elle s’appelle Juliana, vient de Timor de l’Est et fait partie de l’échange oecuménique… c’est à dire la classe des étudiants étranger. Du coup, elle m’aide avec l’organisation de la cafétéria, puis je vais la rejoindre à sa table. Maintenant que j’ai fait le premier pas, plutôt parler anglais que de rester seul dans mon coin. Finalement, je trouve cela fou comme nos décisions peuvent influencer toute une multitude d’évènement qui suivent… Si j’avais été m’assoir à une table seule, je n’aurais peut-être pas rencontré toutes ces personnes… j’aurais peut-être mis plus de temps à me sentir à l’aise… je n’aurais pas été bénie de la sorte.

Durant ce déjeuner j’ai rencontrer plusieurs étudiants étrangers comme moi, j’ai été assailli de questions. Après cela Juliana est venue me voir dans ma chambre et nous avons discuté pendant que sa coloc coréenne me ramenait un café froid et des biscuits. Nous avons parlé de nos vies, de notre foi et de nos églises. Puis nous avons prié ensemble. Ce fut un moment très riche et vraiment agréable.

J’ai ensuite rencontré la professeur chargé des échanges étudiants, Professeur Lee Yeong Mee. J’ai pu poser quelques questions, elle m’a rassuré sur mon mal-être du départ, ayant vécu 10 ans aux Etats-Unis, elle l’a aussi ressentie. J’ai découvert l’existence d’une cuisine réservée aux étrangers afin de manger autre chose que de la nourriture coréenne, particulièrement au petit déjeuner.

A l’heure du diner, mon portefeuille est désespérément vide et je ne sais pas où se trouve la banque. Je demande à Juliana de m’avancer pour payer mon repas… Sa coloc m’offre gentiment un ticket repas et me disent en cœur, que je n’ai pas à m’inquiéter car « maintenant je ne suis plus seule ».

Je demande à Juliana où se trouve la banque, elle se fait alors une joie de vouloir m’emmener, notre duo s’allonge d’abord avec Juliet, philipienne, Shakespeare et Kumar, tout deux indiens. Nous marchons dans la rue guidé par Shakespeare tout en discutant des différences entre nos pays. Bonne nouvelle, la banque n’est pas très loin et je pourrais donc aller retirer de l’argent facilement si nécessaire. Après nous être arrêté à ladite banque et avoir compris le fonctionnement des machines coréennes, Kumar demande si nous voulons faire des courses pour nos petits déjeuner non coréens… Nous poursuivons donc la visite du quartier un peu plus loin jusqu’à un shop qui ressemble fortement à nos supérette à l’exception qu’ils passent de la k-pop à gros volume et tout est écrit en coréen avec des photos de stars dessus. Chacun prends ce dont il a besoin, Kumar arrive alors avec un panier… puis un caddie. Juliet trouve ce magasin un peu cher, j’avoue être étonné aussi… Rien n’est en dessous de 2000wons… soit environ 1,50€

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Premier achat: des petits melons sweet taste 🙂

Après cela nous rentrons tranquillement vers le campus, nous arrêtant pour discuter avec des ajhummas tenant des restaurants, puis ensuite avec une bande d’enfant qui vivent à côté de notre campus et à qui Shakespeare donne des cours d’anglais.

Le reste de la soirée se passe seul dans notre chambre. C’est cela que je trouve un peu difficile, ma roommate n’est pas là donc je suis vraiment seule et je n’arrive pas à dormir. A cette allure là, j’aurais vu toutes les séries et films possible et imaginable avant la fin des 4 mois… Je ne me sens pas encore de sortir seule et je ne connais personne à part les étudiants du Sest (programme oeucuménique). C’est vraiment différent de Paris. Ici on dine à 17h30 et en gros à 18h30, chacun part dans sa chambre.

Au final, je ne sors pas beaucoup… je n’ose pas vraiment en fait. Ce qui est bête. La Corée est un pays méga sûre… Poser un sac dans un coin d’un magasin, revenez et personne n’y aura touché. En tout cas, je me sens mieux qu’au début mais j’ai toujours un sentiment un peu bizarre… comme si j’étais dans un état émotionnel précaire.Je disais avant de partir que je ne voulais pas être qu’avec des français mais qu’est ce que je ne donnerais pas pour partager un peu avec des compatriotes… Je sens à quel point nous sommes différents si nous venons de France, de Philippines ou d’Inde… Ce n’est vraiment pas la même façon de penser et je sens à quel point, nous français n’avons pas du tout l’esprit communautaire.

Déprime totale…

30 Août

Je range tant bien que mal mes affaires qui ont l’avantage de tenir dans un placard, et sur une demi étagère… ça a du bon de devoir se limiter pour les compagnies aériennes… Mais une fois tout rangé… Plus rien. Il est 16h à Séoul, et je me retrouve face à un vide monumental. Mon cœur me sers dans la poitrine et je ne sais plus quoi faire. Je ne sais pas à qui parler, je ne sais pas où aller… L’horreur. Comme j’aimerais être à la maison, où alors à Paris dans mon cocon rassurant plutôt que d’être là dans cet endroit étrange où tout le monde s’incline, se déchausse et parle un dialecte incompréhensible !

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Ma moitié de chambre 🙂

Je me suis finalement endormi, il a suffit que je pose la tête deux minutes sur mon bureau pour tomber de fatigue quelques instants plus tard. Résultat : j’ai raté l’heure du diner… Je me suis levée en hâte pour essayer d’arriver à la fin mais je n’ai pas su trouver le restaurant. Je suis donc partie hagarde dans la rue pour essayer de trouver quelque chose pour me restaurer mais la fatigue et la mélancolie ont eu raison de moi, j’étais incapable de lire les inscriptions des magasins. J’ai du marcher sur 500 mètres avant de faire demi tour pour acheter des tteokboki dans un petit restaurant. Un homme sur place m’a fait remarqué que c’était « very spicy »… Ouh la la, il ne s’est effectivement pas trompé… Plus spicy que ça je ne connais pas… 4 morceaux et ma bouche était en feu, j’ai fini par manger du chocolat, plus sain pour ma pauvre bouche et mon estomac.

Je me suis couchée assez tôt et me suis réveillée en sursaut au milieu de la nuit avec cette sensation étrange d’être dans un lieu qui ne m’est pas familier, une boule au ventre et la gorge nouée. J’ai eu beau essayer de me rendormir, je n’ai pas pu alors je me suis levée et j’ai appelé mes parents… Et oui, quand il est 4h du matin ici, il est 21h en France… J’ai du mal à me faire à ce décalage… Je dine quand ils déjeunent, fou quand même !

J’ai été me recoucher à 6h30, le cœur lourd mais apaisé d’autant de bienveillance de leur part. Je suis tellement heureuse de pouvoir vraiment compter sur eux de cette façon. Ils sont là à m’écouter, à me réconforter. Avant de me rendormir, j’ai prié, j’ai demandé à Dieu de bénir mes prochains jours, mes rencontres, ma compréhension et tout le reste et il semblerait qu’il m’ait écouté.

Premières impressions… L’arrivée à Séoul.

30 Août
DSCN8932Panneau d’orientation de l’université

Me voilà arrivée depuis hier en Corée du Sud. Mon arrivée ici ne s’est pas passé comme je l’aurais imaginé. Quand je lis les blogs des gens qui partent à l’étranger où que j’entends l’expérience de mes amis, tous semble super étonné, enthousiasmé, et ont l’air de connaître tout le monde dès le départ. Au point que j’en finis par me dire : qu’est ce qui ne va pas chez moi ?

L’étudiant était bien comme je m’y attendais… enfin plutôt deux ! En réalité, ils étaient deux étudiants à m’attendre avec un panneau avec mon nom et le nom de l’université dessus. J’ai à peine eu le temps de dire au revoir au français avec qui j’ai fait le vol ; je n’ai même pas pensé à prendre son nom, son numéro où son facebook… Dommage car cela aurait été bien de pouvoir partager avec quelqu’un qui vivait les mêmes difficultés que moi. Mon vol s’est bien passé, même si trop long… J’étais assise à côté d’un garçon français qui part comme moi en échange étudiant mais à Suwon, une ville au sud de Séoul. Il ne parle pas trop anglais et pas du tout coréen, nous avons passé les contrôles d’arrivé ensemble.

Je suis ensuite partie de mon côté, les étudiants coréens ne m’ont pas laissé le temps de lui dire au revoir convenablement, l’un attrapant ma valise, l’autre mon sac et s’excusant de ne l’avoir pas pris de suite et de me l’avoir laissé porter jusqu’à la sortie. Puis nous avons rejoins la voiture de Suk-Oh (qu’il avait perdu dans les dédales des parkings de l’aéroport. La taille de ce parking est immense… Nous étions au D section 26… avant cela il y avait A,B et C et pour rejoindre le D, nous sommes passé par le E…

L’aéroport d’Incheon est vraiment loin de Séoul, et on roule sur une route qui ressemble à une autoroute limité à 100 avec 4 voies… et ils roulent sur la voie de gauche… Nous avons bien mis 2h avant d’arriver à la faculté. Je n’ai pas vu grand chose car ces grandes arrêtes de routes sont protégé par des murs et derrières des grands immeubles, tous semblable avec un numéro écrit en énorme à chaque fois dessus. Les deux étudiants Suk-Oh et Soul-Mae ne parle pas vraiment anglais alors ils écrivent sur une application pour me poser des questions, c’est assez drôle… et je me retrouve en position de celle qui parle vraiment anglais. Ce qui me vaut la question : « Est ce que tout les français parle aussi bien anglais ? » Les pauvres si ils savaient que mon niveau est limité et que notre niveau en anglais équivaut à notre connaissance de la fabrication du kimchi… Mais les grandes marques sont là pour poursuivre la discussion… Suk-Oh me parle avec entrain de sa passion pour Louis Vuitton et Gucci, marques françaises, qui propulse pour lui la France au rang de meilleure pays du monde (après la Corée bien entendu).

Ces deux étudiants coréens sont exactement à l’image de ceux que l’on voit dans les dramas et donc de l’image que je me faisais d’un étudiant coréen : Pantalon beige pour l’un, slim noir pour l’autre, polo pour les deux… La même dégaine, le même sourire et le même humour et proximité.

La ville où du moins la partie que j’ai vu ne correspond pas à ce que je m’imaginais… Moins citadin, plus… chargé. Je m’attendais à des magasins à devanture et autres éléments dans le genre, de grandes rue et des quartiers clairs… Il n’en est rien ! De ce que j’ai vu, c’est un détale de petit immeuble cube surchargé d’affaires et d’écritures. Les devantures de magasins sont remplis d’inscriptions et d’objet, les prix ne sont pas affichés. Et il est difficile de distinguer un restaurant d’autre chose et aussi de savoir exactement les prix des choses… tout étant écrit en coréen partout, tout le temps.

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Bâtiment Centrale de la faculté

Me voilà livré à moi même dans ma chambre, ma coloc étant encore en vacance, sans personne à qui parler et sans avoir tout compris… Notamment comment faire pour que la porte se verrouille. Coup de déprime total ! Je suis là seule, tout ceux que j’aime sont à des milliers de kilomètres et mon téléphone ne capte aucun réseau… impossible donc de prévenir que je vais bien, que je suis bien arrivée et que je repartirais bien…

C’est parti!

26 Août

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Ma valise est fermé bouclé, mon sac est prêt. Dans quelques heures je m’envole pour la Corée du Sud. Je connais beaucoup de choses sur ce pays. J’ai lu énormément de choses, encore plus depuis que je sais que je pars ; comme une soif frénétique d’en savoir plus, toujours plus sur le pays, ses pratiques, ses coutumes. Pour essayer de l’apprivoiser avant même d’y être. Mais je suis face à un immense inconnu, la destination me semble tout aussi familière qu’étrangère.

C’est comme si je n’avais plus de chez moi ici, mais là bas n’est pas non plus (encore) mon chez moi. Je suis dans un entre deux, entre deux continent… Plus tard, dans l’avion ça sera la même chose… plus en France, mais pas encore en Corée.

4 mois c’est court, juste assez pour se sentir chez soi, pas assez pour voir les limites. J’espère pouvoir voyager dans le pays, rencontrer des gens, pouvoir m’intégrer même si dans le fond je pourrais rester dix ans, je serais toujours une étrangère aux yeux des coréens, car je ne suis pas née sur le sol coréen.

C’est une nouvelle aventure qui démarre… Je ne réalise pas bien encore. Pourtant le prochain billet que j’écrirais sera en Corée…

« Je (le Seigneur) suis avec toi, je te protègerai partout où tu iras… » Genèse 28,15