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Mobilisons nous!

6 Déc

La vie en Corée du sud est glaciale ces jours ci… J’y reviendrais dans le week end. Je peaufine, termine mes articles, mais j’ai surtout tout mes devoirs à finir avant mercredi, du coup je laisse le blog à l’abandon pour me concentrer sur mes études.

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Mais tout de même j’aimerais ouvrir une parenthèse pour quelque chose qui me tien vraiment à cœur. Dans quelques heures en France, le Téléthon va commencer. Le Téléthon c’est le rassemblement qui a lieu tout les premiers week end de décembre depuis 1987. Durant 30 heures, malades, familles, chercheurs et autres se rassemblent pour dire stop à la maladie. Beaucoup pense que cela a assez duré. Qu’il n’y en a que pour les gens aux maladies visibles. Qu’on n’est pas sûre que l’argent aille bien à la recherche etc. Les rumeurs vont bon train. Mais pourtant, je peux vous assurer que l’argent va bien à la recherche. Que le Téléthon n’est pas juste une façade télévisé figé. J’en suis la preuve !

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Depuis le plus loin que je me souviens dans mon enfance, le mois de décembre était important pour 2 choses : Noël et le Téléthon. Je me rappelle très bien, le vendredi soir, être allongée par terre en train de dessiner avec le Téléthon en arrière fond, mes parents s’activant pour les préparatifs de dernières minutes. Le samedi et le dimanche, je suivais puis participais activement aux activités présente dans ma ville. Pour moi, il était important de me battre pour le Téléthon. Bien qu’enfant, quelque chose de fondamentale me sautait aux yeux dans le discours des enfants… L’espoir d’un monde « normal ». Et cette normalité j’en rêvais aussi.

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Aujourd’hui, si j’étudie en Corée du Sud. Si je vois la vie en grand, c’est grâce au Téléthon et c’est grâce à Bernard Barataud. Le fondateur du Téléthon. Au moment où je me sentais abandonnée, je l’ai rencontré lors d’une conférence. Après avoir discuté avec lui, il m’a invité à Paris, m’a présenté les meilleurs cardiologues de Paris qui ont proposé de prendre mon dossier en charge. 10 mois après cette rencontre, je me faisais opérer à cœur ouvert à l’hôpital Necker à Paris. Avant cela, j’ai du arrêter la danse classique, je devais demander l’autorisation médicale pour chaque week end scout, chaque sortie. Je n’avais pas le droit d’aller trop haut en montagne. Ne pouvait pas faire de ski… Je peux faire des plans d’évasions de la majorité des hôpitaux de Lyon… Suis capable de comprendre le jargon médical qui touche à la cardiologie aussi bien qu’un cardiologue expérimenté et peut vous décrire tout les effets du gaz meopa utilisé pour « shooter » les patients.

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Je me souviens aussi à la sortie de l’hôpital, dans le taxi ambulance qui ma ramenait à la maison. En prenant l’autoroute A6, je pensais que c’était la dernière fois que je verrais Paris. Aujourd’hui, Paris est mon chez moi, mon cocon que je retrouverais dans quelques semaines… Je connais son métro par cœur, j’ai mes habitudes, ma routine…

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Le Téléthon ne m’a pas seulement donné l’occasion de réparer mon cœur. Il m’a ouvert une porte qui s’appelle la vie ! Parce qu’aujourd’hui, je ne serais pas ici, assise à mon bureau dans ma chambre glacial de Séoul. Je serais peut-être toujours coincé dans un monde sombre plein d’interdit et sans espoir.

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Alors, n’oubliez pas de composer le 3637 ce week end. Et si vous entendez quelqu’un se demander si le Téléthon aide vraiment, si cela a vraiment un intérêt ? Vous pourrez dire OUI, parce que maintenant vous connaissez quelqu’un qui vit ses rêves grâce à ce programme.

Bilan de mi-parcours

23 Oct

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Cela fait maintenant deux mois que je vis en Corée du sud. Je suis exactement à la moitié de mon parcours. Dans deux mois, je serais revenue en France, je reprendrais mes marques dans ce pays qui est mien et la Corée sera devenue un souvenir… Mais quel souvenir. Quand je regarde en arrière, j’ai l’impression que le temps est passé tellement vite tout en ayant la sensation d’être là depuis mille ans. Et quand je regarde devant, j’ai l’impression que je n’arriverais jamais au 22 décembre, date de mon retour. Je n’arrive pas à me dire que le temps passe trop vite… Juste que le temps passe.

Je me rends compte du chemin parcouru… Je me rappelle de mon arrivée à l’aéroport comme un vague souvenir, des deux étudiants essayant de me parler en anglais… et ce sentiment d’être totalement bilingue alors qu’il n’en était rien. Je me souviens de l’angoisse ressentie en me réveillant après avoir posé la tête sur mon bureau, le sentiment lors de mes premiers pas dans la ville… Cette rue me paraissait tellement sombre, tellement étrangère et récalcitrante à ma venue… Alors qu’aujourd’hui j’aime passer devant le magasin de poulet frit et saluer l’ajhumma qui m’appelle la princesse de l’ouest, dire bonjour à l’almeoni qui tient un magasin de tricot et qui m’a tricoté un gilet parce qu’elle me trouve si jolie. Le supermarché et ses articles ne sont plus inconnus… et j’ose aller plus loin seule, aller plus loin et découvrir… En me disant, si je me perds, je reviens en arrière !

J’aime prendre le bus, voir la ville qui vit, qui respire… Le vent, l’air frais… la chaleur me manque déjà, Séoul n’est plus la même depuis que le froid s’est installé, mais je la découvre autrement.

Je me souviens de ce jour où assise dans une bus, j’ai vu le drapeau coréen flotter au loin…. Ce n’était pas le premier mais c’est le premier que j’ai remarqué. Son mouvement dans le ciel ressemblant à une danse avec l’air de kpop en fond… les notes virevoltant autour de moi, s’agrippant à moi… Ce sentiment si fort qui a définitivement transformé mon regard sur ce pays. Je suis passée d’une vision édulcorée à la réalité… avec ses bons côtés, mais aussi ses mauvais.

Parce que la Corée n’est pas non plus un pays où il n’y a que les petits pingouins aux grands yeux ronds qui vivent…  . Tout n’est pas beau et rose !

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Vivre ici est difficile et pour plusieurs raisons :

Déjà parce que c’est la première fois que je pars si loin, seule. Vivre loin des gens que l’on aime est difficile et parfois quand j’entends mes amis parler de la soirée qu’ils ont eu la veille alors que je travaillais à la bibliothèque, mon cœur se sert et je me dis que finalement en France, c’est mieux. Vivre dans une chambre de 9mètre carré à deux avec une personne totalement différente et ne pas avoir d’espace privé où l’on peut se retrancher en cas de coups durs porte des coups au moral…

Le décalage horaire également, savoir que l’on est toujours en avance… quand le début d’après midi commence en France, je vais me coucher… Parfois, je me sens perdue entre les deux… Je ne sais plus quel heure il est et ce que je dois faire… Parfois, je regrette les 600 km qui me sépare de chez moi entre Paris et Thonon…

Mais aussi parce que je vis dans un pays, bien qu’industrialisé et plus que développé, tout reste totalement différent… Cela va de petites choses comme cette manie de caser des haricots rouges partout (ça ressemble tellement au chocolat sur les photos!), les personnes âgées qui estiment qu’ils sont les rois et te poussent sans cesse sans s’excuser…

Et tout simplement, sentir que de toute façon, tu es toujours une étrangère ! Bien que j’essaie de m’exprimer en coréen, je n’ai pas le faciès ni l’attitude asiatique, et je ressens cette ségrégation et même le mépris du fait que « je suis une fille de l’ouest »…Tout simplement, prendre conscience du privilège que nous avons en tant qu’Européen… grâce à cet élément qui « coule dans nos veines », nous sommes de fait des êtres privilégiés… capable d’aller partout dans le monde, réputés pour être intelligent et cultivé…

En venant ici, je pensais que ma vie serait totalement différente… un peu un mélange entre drama coréen et série américaine. Pas de temps mort, pas de coups de blues où légèrement… Arriver à la fin du séjour en me disant que tout était « awesome » et revenir en idolâtrant la Corée. Peut-être l’ai je suffisamment idolâtré auparavant car aujourd’hui quand je pense à ce pays, je ne dirais pas que c’est un pays fantastique, incroyable et génial… Mais je peux dire que c’est un pays qui a su s’élevé à une vitesse incroyable, où la compétition est toujours de mise… On cherche à être meilleur, à avoir une meilleure vie, un meilleur statut social, tout est bon pour aller toujours plus haut… Tout avoir à la pointe de la technologie au point de laisser pour compte les plus démunis. Je ne suis pas sûre que les gens soient vraiment heureux pourtant, ils ne le montreront pas…

C’est un pays qui accorde beaucoup d’importance aux apparences… Les mères n’hésitent pas à offrir de la chirurgie esthétique au 18ème anniversaire de leur fille pour les assurer de trouver un bon mari… Ici, la plupart des vêtements sont en taille unique, parce que tout le monde fait la même taille… les coréens sont les plus gros consommateurs de cosmétiques au monde… Et avant d’être intelligent, il vaut mieux être beau/belle, selon les critères de beauté coréens…

C’est un pays qui oscille entre modernité et tradition… Aujourd’hui c’est le sport day à Hanshin… Il y a plusieurs compétitions sportives sur des rythmes de kpop… pourtant la séance d’ouverture s’est faite avec une marche des tambours traditionnelles… Le plus surprenant, c’est qu’ici tout le monde semble maitriser l’art du tambour en rythme ! C’est pareil quand je me balade dans les palais anciens, à l’intérieur, nous sommes à l’ère de Joseon. Mais en levant le nez, nous pouvons voir les télés géantes sur les immenses building.

Etre ici m’apprend énormément sur moi… Je me rends compte que j’ai été capable de partir, je suis capable de m’adapter tant bien que mal et il m’est plutôt facile maintenant d’osciller entre les 3 langues… français, anglais et coréen. Mais je vois encore tout le chemin à parcourir… tous les petits points sur lesquels je bute souvent… Vivre ici, ne m’est pas facile et souvent, j’aimerais déjà être revenue. Même si les cours sont intéressant, et que c’est un pays très chrétien. Souvent j’angoisse sur mon cursus, je me demande si je vais pouvoir valider ce semestre, si je ne vais pas devoir prendre encore une année supplémentaire… Il m’est difficile d’aller à l’église, mais je crois que j’en parlerais plus longuement… Mais finalement je me rends compte que je ne suis pas fixé sur les bonnes choses… soit je regarde le poteau qui est à 100 mètres en me disant, je vais me le prendre dans la figure, soit je regarde le guidon et je ne vois pas autour… J’anticipe trop, je suis trop dans le « et après » (très bonne idée de titre pour Marc Lévy… je pourrais lui suggérer!) Voilà une chose que je dois apprendre, être dans le « maintenant ». Profiter de cette expérience sans penser à demain. Aller étape par étape…

Il y a un endroit à Séoul que j’aime beaucoup, c’est la rivière intérieur… C’est un ruisseau de 5 kilomètres de long je crois qui a été rénové il y a quelques années sur une ancienne ligne de chemin de fer… Les amoureux aiment s’y promener, les sportifs y courir… et moi j’aime venir voir tout ça… Et tout le long, on peut passer d’un côté à un autre par le moyen de petit rocher dans l’eau… Je me dis que mon chemin ici est le même… Je suis arrivée il y a deux mois, maintenant je suis au beau milieu et il faut que j’arrive de l’autre côté… Mais si je fais un grand bon pour atteindre la rive, j’ai de forte chance pour me casser la figure dans l’eau et finir trempée. Je dois donc avancer rocher par rocher, petit à petit, tout en profitant de ce paysage magnifique qui m’entoure.

28.09.2013

Et puis finalement, ce pays qui m’avait fait tourné la tête au départ, m’a remis les idées en place. Ainsi petit à petit, il m’apprivoise… se rend plus fort et plus présent dans mon cœur. Me montre ses petits trésors, mais aussi ses failles et ses faiblesses… Timidement j’avance dans ce pays, timidement je viens à lui et je le découvre. Ne l’érigeant plus au rang de Super pays mais tout simplement en tant que pays cher à mon cœur. J’aime ce pays, j’aime son histoire et même si parfois cela m’agace prodigieusement, j’aime ses failles… et sa dureté.

Il me reste encore deux mois, et je n’arrive pas à me dire seulement deux mois, je n’arrive pas à m’empêcher de trouver le temps long… mais je veux en profiter parce qu’au fond, je sais que la Corée sera toujours un endroit spéciale, je sais que je voudrais toujours y revenir encore et encore… et je sais qu’à peine rentrée, j’aurais l’impression d’avoir rêvé ces quelques mois et aussi que surement à l’aéroport je me dirais : déjà ?

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« Béni soit le nom de Dieu, depuis toujours et pour toujours! (…) C’est lui qui change les temps et circonstances (…) C’est lui qui révèle ce qui est profond et caché, qui connait ce qui est dans les ténèbres, et la lumière demeure avec lui. » Daniel 2,20-22.

Je suis timide…

21 Oct

Merci à tous pour vos petits messages qui me réconfortent beaucoup… Je continue dans les confidences aujourd’hui…

 

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Avant de partir, je me disais que j’allais tout mitrailler de photo. Mais finalement, je me rends compte que ce n’est pas chose aisé. Bien souvent, je vois des choses que j’aimerais photographier, mais il est déjà trop tard. Comme cet écureuil croisé en montagne, le temps que je réalise qu’il était là me regardant, que je sorte mon appareil, le pointe sur lui… Il avait déjà fui et je me retrouvais pantoise sans sujet à photographier.

 

 

Mais le plus dur en réalité c’est que bien souvent je n’ose pas. J’ai peur que les gens n’acceptent pas d’être pris en photo et me courent après pour que j’efface mon cliché. Et je me rends compte que ma timidité s’est déplacé. Ici, je parle tout le temps en anglais, et bien souvent je me surprends moi même à aller spontanément parler aux gens, toute forme d’inhibition disparue, comme avec ce coréen rencontré à la guest house de Bérengère où j’ai facilement noué le contact, plaisanté et échangé. Il m’a même proposé de me faire visiter sa ville si je prévois d’y aller. Je vivais la situation et en même temps je me regardais de loin et me disait : « mais qu’est c’que tu nous fais… »

 

Du coup, ce côté réservée s’est déplacé sur mes clichés. Je prends mon appareil fébrilement, prenant les photos furtivement presque coupable de les prendre. Comme si j’étais en train de commettre une bêtise. J’aimerais essayer d’être moins timide avec mes clichées, plus déterminé… je vais essayer.

 

 

Mais il y a des endroits où je ne peux pas. Les autres étudiants internationaux ne comprennent pas ce blocage. Quand je suis à l’église, je ne peux pas prendre de photos, même si parfois j’aimerais. Pour moi, ce n’est pas possible… C’est comme si je m’extrayais du moment pour n’en devenir qu’observatrice. Je peux faire cela lors d’un spectacle, lors de balade. C’est parfois même agréable, mais lors d’un culte je ne peux pas. Je n’arrive déjà pas à comprendre la liturgie, le sens et les mots. La seule chose que je peux offrir à Dieu dans ces moments là, c’est ma présence à lui, alors prendre des photos reviendraient pour moi à dire, je suis ici comme à un festival, je ne peux tout simplement pas. Je suis désolée donc, car je ne pense pas que vous verrez des clichés des églises coréennes, je pourrais partager avec vous mes impressions uniquement. Mais finalement, peut-être est ce mon éducation réformée qui ressort et une part de moi, pense encore que la foi est quelque chose qui se vit avant tout personnellement… l’absence de photo est donc la forme visible de cette idée.

31.05.2013

Vivre dans un monde de minces…

19 Oct

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Ma coloc et moi souffrons de deux maux bien distincts… Elle d’autoritarisme et moi de manque d’espace vitale.

Vivre dans un espace aussi petit avec quelqu’un non stop peut parfois être très pesant, surtout quand comme moi, nous avons l’habitude d’avoir un espace comme celui là pour nous toute seule. Encore plus quand l’éducation joue un rôle important… J’ai été élevée dans une famille aimante où j’étais libre de mes mouvements… Je ne dois pas rendre compte de ce que je fais, dis ou pense… Alors parfois ici c’est vraiment difficile… surtout quand la personne en face veut se mêler de tout, tout le temps… Que ce soit du temps de prière, de l’heure à laquelle je me couche (j’ai quand même reçu un texto de sa part me disant d’aller me coucher… Allo bonjour je n’ai plus 6 ans… en plus même à 6 ans, c’était la croix et la bannière pour me mettre au lit!), de la façon dont je dépense mon argent, des sorties que j’organise etc etc…

J’ai l’impression de devoir justifier tout ce que je fais, ce que j’achète, qui je vois et quand… Parfois, j’en arrive même au point de regarder si la lumière de la chambre est allumé en arrivant pour me préparer psychologiquement à entrer. Mais ce qui est le plus dur c’est les réflexions quand à mon poids…

Je ne suis pas mince, et vivre dans un pays où la norme est aux alentours de XXS peut s’avérer difficile… Mais même si je ne le suis pas, je suis comme je suis et je veux m’aimer tel quel. Parce que j’ai été créer comme j’ai été créé et qu’après tout, l’apparence ne fait pas tout. Mais j’aime la mode, j’aime les vêtements et il arrive avec de la patience et de la persévérance de trouver de jolies choses (particulièrement dans ce magasin de seconde main où j’ai pu me trouver 2 magnifiques pulls pour 2500 wons chacun… ). Je ne suis quand même pas obèse, et je mets des tailles européennes convenables… Alors, je me sens blessée. Blessée quand je veux bien partager avec elle et lui montrer ce que j’ai trouvé et qu’elle me regarde en rigolant en me disant que c’est beaucoup trop petit pour moi (alors que non!)… Blessée par se remarques sur mon physique, blessée par son manque de respect à mon égard, blessée par son égoïsme…

Parce que je ne suis peut-être pas mince, mais je suis tout de même jolie. Et surtout parce que qui est-elle pour me juger sur mon physique ? Qui est-elle pour poser ce regard sur moi ? Et qui suis je pour juger les autres ? Qui sommes nous ? Je veux dire, je suis fille de Dieu avant tout… j’ai été crée à son image… alors en jugeant mon apparence, cela revient à juger Dieu… Pouvons nous faire cela en tant qu’être humain ? Sommes nous capable de juger Dieu ? N’y a t-il pas un problème dans cet énoncé ?

Dans le fond ce n’est pas si grave, mais ce soir après une nouvelle réflexion de ce genre de sa part… J’avais juste envie de dire que ce n’est pas juste. Et parfois, je me dis qu’il me reste encore deux mois à supporter ça… deux mois c’est tellement long dans un sens, et tellement court dans l’autre… Même si j’aime le temps que je passe ici, même si j’en profite à fond, il y a des moments comme celui là, où j’aimerais être dans ma chambre bien à moi… Dans mon cocon de ma tour de l’IPT… Retrouver mon petit nid, me blottir dans mon plaid tout chaud sur mon lit de princesse (parce qu’il est haut et méga confortable… ). Et parce que ce soir, j’ai le cœur un peu gros et qu’il m’est difficile de la bénir, je préfère ne penser à rien, garder la tête vide. Mais je le cœur lourd et je suis triste.

 

Whoua la vache!

18 Oct

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Aujourd’hui mes amis est un jour sombre… Un jour gris (non en fait il y a du soleil!), un jour nostalgique… Je me rappelle encore de ce jour où nous allions transpirant de chaleur chercher une glace au covenience store en bas de la côté qui mène aux dortoirs.

Et puis ce jour, où j’aurais aimé tremper les pieds dans la rivière intérieur, celui où attablée avec les autres je rigolais sur le froids qui viendrait bientôt. Celui encore où j’ai regretté avoir pris un gilet qui m’a encombrer toute la journée… Cet autre jour où je mangeais une glace à Andong avec Marina en marchant joyeusement dans la rue. Ou encore, celui où je marchais en tee-shirt joyeusement avec Bérengère dans la montagne. Et le jour d’après où j’étais encore en tee-shirt à 22h sans ressentir le moindre petit air frais…

OUI mais ça s’était avant comme dirait la pub ! Ca c’était dimanche dernier… Depuis il y a eu lundi ! Ou comment passer de 20° à 5° en même pas 24 heures… Non mais ils sont sérieux là ?

Et moi qui faisait ma maligne il y a encore six mois quand je parlais de ma venue ici dans le genre : « Il paraît que l’automne passe à l’hiver comme ça, en une semaine… blablabla même pas peur »… Ben un peu que si mon p’ti!. J’ai déjà sortie pull et manteau, je me réjouis d’avoir eu la brillante idée d’acheter ce pantalon de pyjama en pilou avec des nounours dessus (bah ouais mais y’a que ça hein!) à seulement 5000 wons et j’ai l’impression que mon nez va tomber incessamment sous peu…

Et là, une question me vient en tête : Mais qu’est ce que je vais mettre en décembre ? Parce que bon, voilà quoi, si j’ai déjà mon manteau maintenant… dans un mois, j’en met 2 ?

En plus, les coréens eux, pfff, eux … tsss ne portent qu’un simple gilet… Mais j’ai envie de dire : « Je viens de Haute Savoie Moaaaâ, même pas peur du froid, moaâ… » En attendant, je regrette de ne pas avoir investi dans cette superbe écharpe vu sur un étal à Dongdaemun pensant que j’aurais le temps (ça s’était samedi dernier… quand c’était encore l’été!)… Depuis lundi, cette écharpe et une bonne paire de moufle sont devenue pour moi comme une baguette de pain et une tranche de jambon (ou de saucisson selon les variantes)… Un doux mirage qui me fait rêver.