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Au revoir et à bientôt!

22 Déc

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Il est actuellement 1 heure du matin à Séoul… 8 heures de moins en France. Et déjà une différence par rapport à mon départ. Quand je suis partie, le décalage horaire était de 7 heures, mais les coréens ne changent pas d’heures en hiver alors sans le remarquer une heure de plus m’a séparé de la France.

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Il est actuellement 1 heure du matin à Séoul, je suis confortablement installé dans un fauteuil dans le SPA de l’aéroport et j’attends que les heures passent pour prendre l’avion qui me ramènera en France et terminera l’aventure que j’ai vécu durant 4 mois. J’ai envie de dire tout d’abord… Quel aventure !

Si j’essaie de me remémorer les premiers jours ici, cela me paraît floue. Et si pire encore, j’essaie de me rappeler avant le 26 août, j’ai encore plus de mal… quand je regarde derrière, tout est coréen… Et pourtant, j’ai l’impression que je suis arrivée hier. Et en même temps, j’ai l’impression d’être là depuis si longtemps…

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Quand je suis venue ici, je pensais presque tout connaître de ce qu’il fallait connaître… Je l’avais dis, j’avais lu tellement de livres sur la Corée que j’avais presque peur de ne pas me sentir dépaysé… Mais ce que j’ai appris ici, c’est que l’on peut penser connaître sur le bout des doigts n’importe quel sujet, il n’empêche que nous ne pourrons jamais le connaître parfaitement… parce qu’autant que nous changeons (c’est indéniable), lui aussi change…

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Je ne suis plus la même que celle qui est partie, tout comme Séoul n’est plus la même… La ville évolue, la vie dans la ville mais aussi mon regard.

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Hier, je marchais dans la rue Insubong-gil… la première rue dans laquelle j’ai marché seule en arrivant à la faculté. Cette rue qui m’avait parut tellement hostile à mon arrivée, qui m’avait effrayé au point de me faire douter de ma capacité à m’adapter. Hier j’ai marché dans cette rue avec nostalgie… je peux dire l’ordre des magasins… je sais qui en est le patron, ils me connaissent… « la jolie poupée aux grands yeux », (on finit par s’y faire…). Cette rue qui m’effrayait d’abord, m’est familière… elle mène à la station de métro dans un sens, à hanshin dans l’autre… Je l’ai remonté seule, avec des amis, en riant… et en pleurant. J’y ai découvert des gens curieux, bienveillant, infiniment bon ou tout simplement humain.

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Séoul qui un temps m’a paru impersonnel, inaccessible, indomptable a fini par m’ouvrir les bras et m’offrir son hospitalité. D’étrangère, je suis passée à résidente. D’étrangère, je suis passée à familière. Pourtant, je ne connais pas Séoul sur le bout des doigts… Je pense qu’on ne le peut pas, je ne connais même pas Paris sur le bout des doigts. Mais je suis à Séoul chez moi. Comme une mère bienveillante, elle a su m’accueillir et me donner l’occasion d’y déposer un peu de mon vécu…

Je ne peux plus voir ce pays comme un lointain voisin, parce que j’y suis connecté. Et je ne peux plus me sentir étrangère ici, parce qu’une multitude de référence fait sens. Je ne pourrais sans doute plus me sentir perdue. Mais pourtant, même si je reviendrais, je ne pourrais pas me sentir pleinement là. Parce que les choses seront forcément différente.

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En venant, je pensais que j’allais vivre des choses incroyables tout le temps… que ça allait être comme vivre à Disneyland tous les jours… les yeux qui pétillent sans cesse. Je pensais que j’allais tout voir et connaître la ville et le pays sur le bout des doigts. Et en fait non.

Ce qui était incroyable, c’était de partir… d’oser venir dans un pays qui est à l’opposé culturellement de mes origines, de m’y intégrer et d’y vivre… Le plus incroyable c’était d’y déplacer mon quotidien. J’ai découvert que partir vivre à l’étranger veut simplement dire « se déplacer »… J’ai simplement déplacé mon quotidien. Alors bon, je n’ai pas retrouvé le même sinon autant rester en France. Mais je me suis recréer un quotidien propre à ce pays…

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Finalement j’ai passé plus de temps dans la salle de lecture que je n’ai visité le pays. J’ai aussi sans doute plus progressé en anglais qu’en coréen. Je reviens aussi avec plus de questions que de réponses mais aussi la ferme assurance que les choses sont incroyable.

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En partant, je voulais de l’incroyable, je n’avais pas réalisé que je vivais déjà l’incroyable… Aujourd’hui en revenant, je ne sais pas trop, je suis triste. Je quitte un pays qui m’a fait passé par tous les sentiments possibles, j’ai rencontré des gens formidables, j’ai eu des échanges parfois fort, parfois moins mais toujours beau. La faculté va me manquer, les amis d’ici vont me manquer, le kimchi, le gochujang, et même la pieuvre séché. Le Mint chocolate d’Ediya, Le caramel macciato du joyeux café… Entendre parler coréen, toujours devoir sortir de soi pour aller vers l’autre, parler en anglais, la ville… Tellement de choses…

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Mais je sais que je reviendrais… La Corée et moi cela ne fait que commencer… Les situations seront différentes, les gens aussi… Cela semble incroyable, mais finalement peut-être est-il le moment pour moi d’y croire.

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Tout à l’heure quand j’aurais passé les portes de l’aéroport, je sais que mon cœur va se serrer, mais ce n’est pas un adieu… seulement un au revoir et à bientôt !

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Ps: J’ai encore des choses à dire sur la Corée… alors n’hésitez pas à venir faire un petit tour de temps en temps… Et puis, je dois toujours mettre en ligne le récit de mes aventures à Busan, à Gwangju… Merci à vous tous, ce voyage est vivant grâce à vous aussi 😀

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Vivre dans un pays toujours en guerre…

27 Nov

Le vendredi matin, nous devions retourner à l’aéroport de bonne heure. Nous avions une voiture qui devait nous y conduire. Mais en chemin, nous sommes tombés sur un barrage de l’armée.

 

Les barrages en Corée, c’est pas de la blague. Y’a des mecs armés de partout, des barrières qui barrent la route et les gars ils ont vraiment pas l’air commode.

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Il n’y a rien eu de bien grave, ils ont vérifié nos papiers d’identités et ont ouvert les barrières pour laisser passer le van. Mais pendant une fraction de seconde, j’ai réalisé que la Corée officiellement était toujours un pays en guerre. Parce qu’aucun armistice n’a été signé, seulement un traité de paix. Ce qui est une grande différence. Non seulement la Corée est divisé, mais la guerre n’est pas fini. Beaucoup disent d’ailleurs que la Corée est l’endroit où la guerre froide se poursuit toujours. Et je suis assez d’accord avec cette idée.

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Drapeau officielle du projet de réunification des deux Corées.

Beaucoup des premières lectures auxquels j’ai assisté parlaient justement de cette question de réunification. Mais, j’avoue être assez pessimiste sur ce point.

 

La Corée est divisé depuis tellement longtemps, et les choses sont tellement différente entre les deux, qu’il semble difficile d’imaginer qu’un jour cela ne redevienne qu’un seul pays. Même les coréens eux mêmes n’y croient pas trop… certains ne le veulent pas non plus.

  

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Drapeau Nord et Sud Coréen.

 

Finalement il y a plusieurs raisons pourquoi cette division ne peut s’arrêter. La première est je pense l’implication des Etats-Unis, pour ne pas dire une main-mise. C’est impressionnant d’ailleurs de voir à quel point la Corée est influencé par la culture américaine (à l’exception peut-être des relations humaines). La Corée est intéressante de par son émergence et sa progression rapide dans le milieu technologique mais aussi parce que plusieurs bases américaines sont installés ici. Il n’est pas rare de voir des soldats américains se promener en uniforme dans Séoul surtout dans les quartiers d’Hongdae, Sinchon et Itaewon. Mais aussi, parce qu’une fois réunit nous ne savons pas à quel point la Corée pourrait devenir une puissance. Je ne veux pas dire qu’il y a un quelconque danger, je pense simplement que d’autres pays, particulièrement les USA pourraient y perdre une grande part de profit.

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Ensuite, parce que la Corée du Sud en cinquante a vue une nette progression de son niveau de vie, devenant une rivale de ses deux grands frères asiatiques : le Japon et la Chine. Le niveau de vie ici est semblable à celui que nous avons en Europe et sur certains points peut-être même plus (notamment internet et le LTE, plus performant que la 4G). Alors quel intérêt de s’unir avec un pays qui est en retard de développement ? Il y a ici une frénésie ambiante et une recherche accrue à la perfection. On veut toujours plus, toujours mieux… Si tu change de portable c’est pour le modèle au dessus. L’appartement ? Il doit forcément être plus grand, plus chic. La voiture doit toujours paraître flambant neuve. Pareil pour le physique… On veut être toujours plus beau, toujours plus parfait(e). Et même les dramas prônent cette idée, la plupart des histoires parlent d’une fille (ou d’un gars) pauvre qui rencontre son opposé riche et après une lutte avec une personnage/situation tertiaire où les deux finissent par évoluer tombent amoureux et vivent heureux dans le luxe.

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 imagesheirsDrama actuellement sur SBS: The Heirs. Une fille de domestique intègre une école d’héritier de la nation et évoluer au milieu de cette jeunesse doré, tout en tombant amoureux du fils d’un Chaebol.

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Peut-être est ce dû aux traumatismes d’invasion. Avant 1953, la Corée n’a cessé d’être envahis et sous le joug d’autres peuples : Chinois durant la période Joseon et avant puis Japonaise à plusieurs reprises et particulièrement de 1910 à 1945. Peut-être y’a t-il chez les coréens un désir de prouver au monde (et à eux mêmes) qu’ils peuvent exister par eux mêmes et être une des puissances du monde actuelle.

 

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Au final, les raisons sont inconnues mais c’est un fait indéniable… La Corée du Sud ne cesse de grandir et d’évoluer à une allure folle. Ppali ppali est cette leitmotiv qui la fait avancer (on peut traduire : vite vite).

 

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Réintégrer la Corée du nord provoquerait forcément un ralentissement du développement coréen, une sorte de stagnation. Et il faudrait de nombreuses années pour que la Corée du Nord rattrape sa grande sœur. Aujourd’hui encore, on peut sentir une différence en Allemagne entre la partie Ouest et la partie Est. Pourtant, ce pays n’est plus divisé depuis plus de vingt ans.

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Alors pouvons nous croire en la réunification des deux Corées ? La guerre froide touchera-t-elle un jour à sa fin ?

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Tout cette réflexion vient de ces quelques secondes dans la voiture, où le soldat vérifiait nos passeport, cette bribe d’angoisse qui m’a effleuré un instant, mais aussi tous les échanges, les lectures et séminaires sur le sujet. Pour ma part, je pense qu’il faudra plus qu’évincer le dictateur nord-coréen. Parce que c’est toute une population qui va devoir l’accepter et ce n’est pas gagné. Mais nous pouvons continuer à prier, parce nous ne savons pas de quoi demain sera fait. Et aussi parce que tout être humain sur terre à le droit de vivre librement sans craindre pour sa vie à chaque instant.

 

Source photos: Google

Je vais bien… Tout va bien, on est bien…!

6 Nov

04.11.2013

Hello Hello,

Je n’ai pas disparue de la surface de la Corée du Sud… Je suis actuellement à Busan où je participe activement depuis une semaine au WCC et au GETI en même temps…

Qu’est ce que le WWC? C’est le Conseil Oecuménique des Eglises qui rassemble plus de 350 dénominations d’Eglises différentes dans le monde (à l’exception des Eglises catholiques qui n’ont pas rattaché le programme…. toutefois représenté) Ce conseil se réunit tous les 7 ans sur un continent différent… La dernière fois c’était à Porto Alegre au Brésil, cette fois à Busan en Corée du Sud et ensuite… Qui sait? Le thème de ce conseil est God Of Life, Lead us to justice and Peace… (Dieu de la vie, conduis nous vers la justice et la paix). Et ça se passe du 30 octobre au 8 novembre 2013.

Le GETI, lui est le Global and Oecumenical Theological Institute. Environ 150 étudiants et professeurs de théologie du monde entier se retrouvent pour discuter à partir du même sujet que le WCC à plusieurs endroits, Séoul dans un premier temps… Busan et Gwangju. Cela a débuté le 24 octobre et finit en même temps que le WCC.

Bref, je vous en dirais plus très vite… Mais le temps passe vite vite vite et nous courons beaucoup entre les séminaires, séances plénières, worship et autres activités diverses…

Bilan de mi-parcours

23 Oct

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Cela fait maintenant deux mois que je vis en Corée du sud. Je suis exactement à la moitié de mon parcours. Dans deux mois, je serais revenue en France, je reprendrais mes marques dans ce pays qui est mien et la Corée sera devenue un souvenir… Mais quel souvenir. Quand je regarde en arrière, j’ai l’impression que le temps est passé tellement vite tout en ayant la sensation d’être là depuis mille ans. Et quand je regarde devant, j’ai l’impression que je n’arriverais jamais au 22 décembre, date de mon retour. Je n’arrive pas à me dire que le temps passe trop vite… Juste que le temps passe.

Je me rends compte du chemin parcouru… Je me rappelle de mon arrivée à l’aéroport comme un vague souvenir, des deux étudiants essayant de me parler en anglais… et ce sentiment d’être totalement bilingue alors qu’il n’en était rien. Je me souviens de l’angoisse ressentie en me réveillant après avoir posé la tête sur mon bureau, le sentiment lors de mes premiers pas dans la ville… Cette rue me paraissait tellement sombre, tellement étrangère et récalcitrante à ma venue… Alors qu’aujourd’hui j’aime passer devant le magasin de poulet frit et saluer l’ajhumma qui m’appelle la princesse de l’ouest, dire bonjour à l’almeoni qui tient un magasin de tricot et qui m’a tricoté un gilet parce qu’elle me trouve si jolie. Le supermarché et ses articles ne sont plus inconnus… et j’ose aller plus loin seule, aller plus loin et découvrir… En me disant, si je me perds, je reviens en arrière !

J’aime prendre le bus, voir la ville qui vit, qui respire… Le vent, l’air frais… la chaleur me manque déjà, Séoul n’est plus la même depuis que le froid s’est installé, mais je la découvre autrement.

Je me souviens de ce jour où assise dans une bus, j’ai vu le drapeau coréen flotter au loin…. Ce n’était pas le premier mais c’est le premier que j’ai remarqué. Son mouvement dans le ciel ressemblant à une danse avec l’air de kpop en fond… les notes virevoltant autour de moi, s’agrippant à moi… Ce sentiment si fort qui a définitivement transformé mon regard sur ce pays. Je suis passée d’une vision édulcorée à la réalité… avec ses bons côtés, mais aussi ses mauvais.

Parce que la Corée n’est pas non plus un pays où il n’y a que les petits pingouins aux grands yeux ronds qui vivent…  . Tout n’est pas beau et rose !

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Vivre ici est difficile et pour plusieurs raisons :

Déjà parce que c’est la première fois que je pars si loin, seule. Vivre loin des gens que l’on aime est difficile et parfois quand j’entends mes amis parler de la soirée qu’ils ont eu la veille alors que je travaillais à la bibliothèque, mon cœur se sert et je me dis que finalement en France, c’est mieux. Vivre dans une chambre de 9mètre carré à deux avec une personne totalement différente et ne pas avoir d’espace privé où l’on peut se retrancher en cas de coups durs porte des coups au moral…

Le décalage horaire également, savoir que l’on est toujours en avance… quand le début d’après midi commence en France, je vais me coucher… Parfois, je me sens perdue entre les deux… Je ne sais plus quel heure il est et ce que je dois faire… Parfois, je regrette les 600 km qui me sépare de chez moi entre Paris et Thonon…

Mais aussi parce que je vis dans un pays, bien qu’industrialisé et plus que développé, tout reste totalement différent… Cela va de petites choses comme cette manie de caser des haricots rouges partout (ça ressemble tellement au chocolat sur les photos!), les personnes âgées qui estiment qu’ils sont les rois et te poussent sans cesse sans s’excuser…

Et tout simplement, sentir que de toute façon, tu es toujours une étrangère ! Bien que j’essaie de m’exprimer en coréen, je n’ai pas le faciès ni l’attitude asiatique, et je ressens cette ségrégation et même le mépris du fait que « je suis une fille de l’ouest »…Tout simplement, prendre conscience du privilège que nous avons en tant qu’Européen… grâce à cet élément qui « coule dans nos veines », nous sommes de fait des êtres privilégiés… capable d’aller partout dans le monde, réputés pour être intelligent et cultivé…

En venant ici, je pensais que ma vie serait totalement différente… un peu un mélange entre drama coréen et série américaine. Pas de temps mort, pas de coups de blues où légèrement… Arriver à la fin du séjour en me disant que tout était « awesome » et revenir en idolâtrant la Corée. Peut-être l’ai je suffisamment idolâtré auparavant car aujourd’hui quand je pense à ce pays, je ne dirais pas que c’est un pays fantastique, incroyable et génial… Mais je peux dire que c’est un pays qui a su s’élevé à une vitesse incroyable, où la compétition est toujours de mise… On cherche à être meilleur, à avoir une meilleure vie, un meilleur statut social, tout est bon pour aller toujours plus haut… Tout avoir à la pointe de la technologie au point de laisser pour compte les plus démunis. Je ne suis pas sûre que les gens soient vraiment heureux pourtant, ils ne le montreront pas…

C’est un pays qui accorde beaucoup d’importance aux apparences… Les mères n’hésitent pas à offrir de la chirurgie esthétique au 18ème anniversaire de leur fille pour les assurer de trouver un bon mari… Ici, la plupart des vêtements sont en taille unique, parce que tout le monde fait la même taille… les coréens sont les plus gros consommateurs de cosmétiques au monde… Et avant d’être intelligent, il vaut mieux être beau/belle, selon les critères de beauté coréens…

C’est un pays qui oscille entre modernité et tradition… Aujourd’hui c’est le sport day à Hanshin… Il y a plusieurs compétitions sportives sur des rythmes de kpop… pourtant la séance d’ouverture s’est faite avec une marche des tambours traditionnelles… Le plus surprenant, c’est qu’ici tout le monde semble maitriser l’art du tambour en rythme ! C’est pareil quand je me balade dans les palais anciens, à l’intérieur, nous sommes à l’ère de Joseon. Mais en levant le nez, nous pouvons voir les télés géantes sur les immenses building.

Etre ici m’apprend énormément sur moi… Je me rends compte que j’ai été capable de partir, je suis capable de m’adapter tant bien que mal et il m’est plutôt facile maintenant d’osciller entre les 3 langues… français, anglais et coréen. Mais je vois encore tout le chemin à parcourir… tous les petits points sur lesquels je bute souvent… Vivre ici, ne m’est pas facile et souvent, j’aimerais déjà être revenue. Même si les cours sont intéressant, et que c’est un pays très chrétien. Souvent j’angoisse sur mon cursus, je me demande si je vais pouvoir valider ce semestre, si je ne vais pas devoir prendre encore une année supplémentaire… Il m’est difficile d’aller à l’église, mais je crois que j’en parlerais plus longuement… Mais finalement je me rends compte que je ne suis pas fixé sur les bonnes choses… soit je regarde le poteau qui est à 100 mètres en me disant, je vais me le prendre dans la figure, soit je regarde le guidon et je ne vois pas autour… J’anticipe trop, je suis trop dans le « et après » (très bonne idée de titre pour Marc Lévy… je pourrais lui suggérer!) Voilà une chose que je dois apprendre, être dans le « maintenant ». Profiter de cette expérience sans penser à demain. Aller étape par étape…

Il y a un endroit à Séoul que j’aime beaucoup, c’est la rivière intérieur… C’est un ruisseau de 5 kilomètres de long je crois qui a été rénové il y a quelques années sur une ancienne ligne de chemin de fer… Les amoureux aiment s’y promener, les sportifs y courir… et moi j’aime venir voir tout ça… Et tout le long, on peut passer d’un côté à un autre par le moyen de petit rocher dans l’eau… Je me dis que mon chemin ici est le même… Je suis arrivée il y a deux mois, maintenant je suis au beau milieu et il faut que j’arrive de l’autre côté… Mais si je fais un grand bon pour atteindre la rive, j’ai de forte chance pour me casser la figure dans l’eau et finir trempée. Je dois donc avancer rocher par rocher, petit à petit, tout en profitant de ce paysage magnifique qui m’entoure.

28.09.2013

Et puis finalement, ce pays qui m’avait fait tourné la tête au départ, m’a remis les idées en place. Ainsi petit à petit, il m’apprivoise… se rend plus fort et plus présent dans mon cœur. Me montre ses petits trésors, mais aussi ses failles et ses faiblesses… Timidement j’avance dans ce pays, timidement je viens à lui et je le découvre. Ne l’érigeant plus au rang de Super pays mais tout simplement en tant que pays cher à mon cœur. J’aime ce pays, j’aime son histoire et même si parfois cela m’agace prodigieusement, j’aime ses failles… et sa dureté.

Il me reste encore deux mois, et je n’arrive pas à me dire seulement deux mois, je n’arrive pas à m’empêcher de trouver le temps long… mais je veux en profiter parce qu’au fond, je sais que la Corée sera toujours un endroit spéciale, je sais que je voudrais toujours y revenir encore et encore… et je sais qu’à peine rentrée, j’aurais l’impression d’avoir rêvé ces quelques mois et aussi que surement à l’aéroport je me dirais : déjà ?

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« Béni soit le nom de Dieu, depuis toujours et pour toujours! (…) C’est lui qui change les temps et circonstances (…) C’est lui qui révèle ce qui est profond et caché, qui connait ce qui est dans les ténèbres, et la lumière demeure avec lui. » Daniel 2,20-22.

Festival de Séoul

19 Oct

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Comme je le disais, ici il y a des festivals tout le temps. Ce qui est très intéressant donc pour occuper nos week ends et autres jours libre. Samedi j’ai retrouvé Elena, Marina et Yumika (une amie japonaise des filles vraiment adorable) pour aller sur Yeyuido une île dans Séoul afin de voir le festival des feux d’artifices de Séoul. Tout les ans, 4 pays proposent un spectacle d’1h30 de feux d’artifice, je ne sais pas si c’est les mêmes toutes les années mais cette année il y avait le Canada, le Japon, la France et la Corée.

J’ai été impressionnée par la foule qui se pressaient pour aller assister à cet événement. J’ai appris qu’en général il y a plus de 500 milles personnes qui se réunissent. Et lorsque nous sommes arrivées sur place, c’était déjà bondé de monde.

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Les coréens sont d’ailleurs très drôle car ils emportent avec eux tentes et tapis de sol pour s’asseoir. Il y avait même des gens qui distribuaient des sacs en plastiques pour ceux (comme nous) qui n’avait rien pour poser leurs fesses. Nous sommes arrivées à 16h30 et nous étions tranquillement installée seule dans un coin au pied des marches d’un escalier… Avec Marina nous sommes alors partie en quête de victuailles pour remplir les estomacs de toutes. Quand nous sommes revenues, nous étions perdues dans un îlot de personnes et notre espace vital avait été divisé par deux…

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Les victuailles : Nous sommes aller chercher une pizza sur un bateau ! Oui oui, à Yeyuido il y a un bateau où on peut commander pizza et poulet… Et ça nous est revenu à 3€ chacune (pour 2 grosses pizza!). Je dois avouer que c’est quelque chose que j’aime particulièrement ici. On peut manger tout les jours au restaurant pour moins de 5 euros… sans même pouvoir finir les plats ! Parfois quand je n’ai pas le temps, j’achète un kimbap (sorte de maki coréen) ou un onigiri entre 800 et 1500 wons… soit moins de 1€ et j’ai plus faim après… Et en plus, la pizza était délicieuse…:D

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Le spectacle a commencé à 19h30 par le Canada. C’était vraiment beau, ça brillait de mille feux…

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Le Canada a ouvert le bal.

Puis le Japon à suivi avec des tableaux impressionnant, saturne, des smileys, des bouquets de fleurs ect… Je comprends pourquoi on dit qu’ils sont les maitres dans la matière… parce que j’ai rarement vu aussi beau spectacle (même si Thonon/Evian se surpasse parfois héhéhé).

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Les Japonais… et encore ce n’est qu’un cinquième de ce qu’ils ont fait… juste grandiose.

Ensuite et venu le tour des français et là… gros coup de gueule ! Non mais sérieux, c’était honteux. J’avais honte d’être française… l’enchainement était lent, la musique de fond nul et en gros ils ont fait péter deux trois lumières par ci par là et merci beaucoup messieurs dames… Comme je viens de dire, Les derniers feux que j’ai pu voir en Haute-Savoie était quand même pas mal, et on sent qu’ils essaient de se dépasser chaque année un peu plus. Alors, je sais pas si c’est le Hilton qui finance où les fonds cachés en Suisse, mais là, même un enfant de 5 ans aurait fait mieux. Même le spectacle de pétard du 14 juillet (qui cela dit en passant m’a empêché de dormir) était plus réussi…

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Les Français… Non mais sérieux quoi…

Puis enfin est venu le tour des coréens, qui n’y ont pas été de main morte… Des lumières dans tout les sens, de la musique, des spots lumineux… milles couleurs… Le pont qui s’illumine de feux… C’était incroyable. Seul bémol a été que beaucoup des animations avaient lieu sur l’eau, et quand nous étions un peu loin, on voyait rien.

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DSCN0179DSCN0181Ils ont carrément mis des feux d’artifices tout le long du pont… Les Coréens.

C’était vraiment super, le temps était magnifique, la température aussi et entendre tout les coréens s’exclamer d’un ooooh à chaque illumination, c’est vraiment très drôle et très beau:)

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La Fameuse Namsan Tower… Toujours pas vu ni d’en bas, ni d’en haut…