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Chuseok à Osan

22 Sep

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L’université d’Hanshin organisait pour les étudiants étrangers un diner pour Chuseok mardi soir sur le campus d’Osan. Il faut savoir que Hanshin est divisé en deux campus… L’under-graduate à Osan c’est à dire en gros pour les licences… et le Graduate school à Séoul (uniquement pour la théologie). Osan n’accueille donc pas que des étudiants en théologie alors que Séoul oui. Ici, nous sommes tous soit en master soit en doctorat de théologie.

Mardi après midi avec quatre autres étudiants, nous sommes partis en direction d’Osan… Nous avons mis 2heures. Je ne comprends pas pourquoi mais ici les transports sont incroyablement long…Et le campus d’Osan est particulièrement loin aussi !

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Après un long périple à lire, papoter, grignoter des biscuits coréens… nous sommes arrivés à la station de bus qui devait nous emmener au campus. Le bus 34… En tournant la tête, nous voyons apparaître Jenna, notre manager en relation international qui a été déléguée pour le repas du soir. Heureusement que nous l’avons croisé, parce que le bus pour Hanshin était le 56 ! Elle s’est trompé en nous indiquant le numéro de bus à prendre…

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Le campus d’Osan est juste immense, c’est un vrai truc de fou ! Il fait au moins 6 ou 7 fois celui de Séoul… et encore, peut-être plus… Autant dire qu’il fait environ 20 fois l’IPT… Il y a même un petit parc avec un bassin au milieu et des carpes aussi énorme que le campus à l’intérieur… en fait, je suis même pas sûre que ce soit un bassin, un étang peut-être ?

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Non mais sérieux, ce sont des poissons mutant???

Après avoir fait une séance photo officielle, fait le tour d’un quart du campus, nous nous sommes dirigé vers le réfectoire pour diner et rencontrer les autres étudiants étrangers. Ils devaient être une quarantaine… dont les trois quart étaient… chinois ! Et parlaient en chinois par la même occasion.

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La soirée a commencé par une suite de discours de remerciement (chuseok est le thanksgiving coréen, donc il est de coutume d’insister sur les remerciements), il y a ensuite eu un jeu où l’étudiant qui répondait juste aux questions gagnaient une enveloppe avec 5000 wons… Puis le temps du repas avec toutes les spécialités coréennes de Chuseok… (un vrai régal!). Et ensuite le traditionnel noeraebang c’est-à-dire le karaoké coréen. Les coréens raffolent du karaoké, il y a partout des salles prévus à cette effet et on peut y aller à toute heure du jour et de la nuit… Là, si tu chantais une chanson, tu gagnais un cadeau…

Cette soirée était agréable parce que j’étais avec certains étudiants de Séoul mais je ne me suis pas sentie à mon aise. J’étais la seule occidentale et le regards et rires des étudiants chinois à mon attention m’ont vraiment mis mal à l’aise. Je ne vire pas parano ne vous inquiétez pas, les autres aussi ont été choqué de leur attitude… Les filles en particulier, me montraient ouvertement du doigts en parlant à l’oreille avant de rigoler. Juliet, était outré, moi à vrai dire cela m’est un peu passé par dessus. J’ai surtout été choqué de voir que ces étudiants ne se mélangent pas entre eux et restent tous entre région de la Chine. Je ne connais pas exactement la situation politique etc de la Chine donc je ne peux pas dire si cela à a voir avec des tensions entre régions…

Je me suis rendu compte de la chance que j’ai d’être sur le campus de Séoul… si j’avais été à Osan, je pense que ma déprime de la première semaine ne serait peut-être pas encore fini à l’heure actuelle… où peut-être serais je même déjà rentrée ! Ici c’est vraiment un petit cocon où tous sont bienveillant. Tout le monde s’entends bien, se dit bonjour, s’amuse ensemble… même si parfois cela doit être plus compliqué entre certaines personnes car nous ne sommes qu’humains… les tensions sont donc normales. Il n’empêche qu’il règne toujours ici une ambiance colonie de vacance qui fait du bien… J’aime rentrer ici quand je sors, je m’en rends compte un peu plus chaque jour.

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Et puis, après avoir vu ces étudiants parler entre eux uniquement en chinois (ils ne parlent du coup quasiment pas anglais!), je me rends aussi compte d’une autre chance que j’ai d’être sur Séoul ; mais aussi d’être la seule francophone de ma faculté. Ce constat m’est aussi venu après une discussion avec Elena, autre étudiante française en échange international à la faculté de Séoul où il y a une dizaine de français (ils parlent donc très souvent en français et du coup moins en anglais et en coréen). Ici, pour nous comprendre, nous devons au minimum faire l’effort de parler en anglais, si ce n’est tenter de s’exprimer en coréen approximatif… Si bien qu’en trois semaines ici, j’ai il me semble progressé dans les deux. Le but de partir à l’étranger est souvent d’apprendre une nouvelle langue où alors se familiariser plus avec une autre langue que sa propre langue. Je suis heureuse de devoir faire des efforts pour m’exprimer en anglais, même si parfois cela me rend inconfortable. J’ai vraiment l’impression d’apprendre quelque chose et de voir les résultats et cela me rends fière de moi. Même si je ne comprend pas forcément de quoi il en retourne, je peux comprendre l’ensemble de ce qu’un coréen me dit (dans une partie des cas, pas systématiquement hein…), ce qui est quand même bien utile… Je peux lire le coréen et me repérer dans le métro où dans la rue… Alors même si parfois c’est dur, et que je suis heureuse de passer du temps avec des français pour ne pas avoir à faire des efforts de concentrations sur ce que j’entends, ce que je comprends et ce que je veux dire, je suis encore plus heureuse de devoir vivre, m’exprimer et partager dans une langue qui n’est pas la mienne, ni celle des gens en face de moi… Parce que cela créer des points communs incroyable entre nous malgré nos cultures et nos origines différentes.

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Du coup, dans le métro du retour j’étais un vrai moulin à parole anglais… je n’arrêtais pas de parler, de poser des questions, de rire aux éclats avec les autres en ponctuant mes phrases de petites expressions coréennes qui deviennent presque systématique dans ma réflexion maintenant (racontez moi quelque chose d’un peu drôle où autre et je vous dirais spontanément tchincha?). Du coup arrivé à Su-yu station nous avons été à Baskin and Robbin, une chaine de glace où nous avons pris un pot d’un kilos de différents parfum de glaces que nous avons mangés en riant à même le pot à 5… Puis nous sommes rentrés au campus heureux. Je suis heureuse de mon premier chuseok ici, quand je repense à cette soirée, j’ai encore en souvenir cette sensation de bien être que j’ai ressentie en sortant du magasin de glace. Les plaisanteries de Shakes, les rires de Juliet… C’est un peu ma famille d’ici:)

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Hanshin odi-yeyo?

21 Sep

taxi-coreeIl y a différente couleurs de taxi en Corée qui équivalent à différentes gammes et donc différents prix… je sais donc que si je prends un taxi noir soit Taxi limousine je me sentirais très riche pendant le trajet et très pauvre après :s;)

 

Il y a quelque chose qui m’agace beaucoup ici, c’est que tu ne peux jamais te fier à ce que l’on te dit… Parfois, les gens te donnent rendez vous et change d’avis à la dernière minute… Du coup, ben tu peux te retrouver comme une idiote à attendre quelque chose qui ne vient pas. Ce qui est encore plus agaçant quand tu n’as pas de téléphone et que par conséquent tu ne pas confirmer ou infirmer.

C’est ce qui m’est arrivé il y a deux semaines. Deux étudiants étrangers m’ont dit vouloir aller au cinéma pour voir un film en rapport avec nos cours. Je devais rencontrer quelqu’un dans Séoul, je devais donc les rejoindre à 21h au cinéma où j’avais déjà été une fois (en voiture…) avec des étudiants coréens… (oui oui je sais, je suis en Corée… mais je vais beaucoup plus au cinéma ici qu’en France allez savoir pourquoi…)

J’étais légèrement en retard, du coup je me suis dis que je retrouverais les autres à la fin du film dans la salle. J’ai donc acheté un billet et me suis faufiler vers ma place que j’ai trouvé miraculeusement, parce que dans le noir je suis myope de chez myope… (je vous expliquerais ces histoires de places… à moins que je ne l’ai déjà fait… je vous ai dis, j’ai tendance à radoter…)J’ai raté 5 minutes du film mais sinon c’était super bien… Et la fin est arrivé. Je me retourne à l’allumage des lumières avec un grand sourire, prête à faire un énorme surprise à mes amis lorsque je ne vis dans la salle… que des coréens! Ils avaient changé d’avis et n’étaient pas venu. Sauf qu’ils ne m’ont pas prévenu, bon en même temps, n’ayant pas de téléphone ça aurait été un peu dur.

Le problème c’est que je ne savais pas comment retourner à la station de bus, ni comment rentrer à Hanshin et il était 23h30… J’ai failli paniquer quand je me suis rappeler les sages paroles de je-ne-sais-plus-qui… Peut-être bien eomma ou alors Shakespeare: « Si tu es perdu, la chose la plus sûre à faire: prendre le taxi! »

J’ai donc hélé un taxi et suis monté dedans… Mais les ennuis n’étaient pas fini puisque comme vous le savez déjà maintenant puisque je le radote depuis plusieurs articles… les coréens ne parlent pas anglais. Et là, le conseil de Shakespeare (cette fois je suis sûre que ça vient de lui!) m’est revenu en tête: « Si tu es perdu, demande toujours la direction de Hwaguesa aux gens, ils savent tous où ça se trouve! ». J’ai donc demandé au taxi de m’emmener à Hwaguesa, et en coréen s’il vous plait!

Arrivée au feu, j’ai montré le panneau droit devant de l’université Hanshin Daehagyo (university) à coup de ioeggy (ici) et il à donc bifurqué dans le campus et m’a posé devant la porte du dortoir. En fait c’est très simple, arrivé au carrefour vers ma fac, si tu vas tout droit tu vas au hwaguesa, et si tu bifurques légèrement à droite, tu rentres dans le campus… J’ai payé mon chauffeur 3200wons c’est-à-dire même pas 3€! Ce qui en France m’aurait bien coûté 12€.

En sortant j’étais tellement fière, j’avais un sourire jusqu’aux oreilles et j’avais envie de danser, de me trémousser dans tous les sens, de sauter de joies et d’embrasser tout objet vivant identifié… J’ai réussi à rentrer sur le campus, à ne pas paniquer et à indiquer ma destination en coréen et orienter mon chauffeur dans la bonne direction… J’ai vraiment ressentie la satisfaction d’une tâche brillamment accompli et je l’ai raconté un million de fois… et même encore deux semaines plus tard en y repensant, j’ai envie de sourire à pleine dent tellement je suis fière d’avoir fait ça toute seule comme une grande 😀

Déprime totale…

30 Août

Je range tant bien que mal mes affaires qui ont l’avantage de tenir dans un placard, et sur une demi étagère… ça a du bon de devoir se limiter pour les compagnies aériennes… Mais une fois tout rangé… Plus rien. Il est 16h à Séoul, et je me retrouve face à un vide monumental. Mon cœur me sers dans la poitrine et je ne sais plus quoi faire. Je ne sais pas à qui parler, je ne sais pas où aller… L’horreur. Comme j’aimerais être à la maison, où alors à Paris dans mon cocon rassurant plutôt que d’être là dans cet endroit étrange où tout le monde s’incline, se déchausse et parle un dialecte incompréhensible !

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Ma moitié de chambre 🙂

Je me suis finalement endormi, il a suffit que je pose la tête deux minutes sur mon bureau pour tomber de fatigue quelques instants plus tard. Résultat : j’ai raté l’heure du diner… Je me suis levée en hâte pour essayer d’arriver à la fin mais je n’ai pas su trouver le restaurant. Je suis donc partie hagarde dans la rue pour essayer de trouver quelque chose pour me restaurer mais la fatigue et la mélancolie ont eu raison de moi, j’étais incapable de lire les inscriptions des magasins. J’ai du marcher sur 500 mètres avant de faire demi tour pour acheter des tteokboki dans un petit restaurant. Un homme sur place m’a fait remarqué que c’était « very spicy »… Ouh la la, il ne s’est effectivement pas trompé… Plus spicy que ça je ne connais pas… 4 morceaux et ma bouche était en feu, j’ai fini par manger du chocolat, plus sain pour ma pauvre bouche et mon estomac.

Je me suis couchée assez tôt et me suis réveillée en sursaut au milieu de la nuit avec cette sensation étrange d’être dans un lieu qui ne m’est pas familier, une boule au ventre et la gorge nouée. J’ai eu beau essayer de me rendormir, je n’ai pas pu alors je me suis levée et j’ai appelé mes parents… Et oui, quand il est 4h du matin ici, il est 21h en France… J’ai du mal à me faire à ce décalage… Je dine quand ils déjeunent, fou quand même !

J’ai été me recoucher à 6h30, le cœur lourd mais apaisé d’autant de bienveillance de leur part. Je suis tellement heureuse de pouvoir vraiment compter sur eux de cette façon. Ils sont là à m’écouter, à me réconforter. Avant de me rendormir, j’ai prié, j’ai demandé à Dieu de bénir mes prochains jours, mes rencontres, ma compréhension et tout le reste et il semblerait qu’il m’ait écouté.